Notre savoir-faire,

Selon un rite immuable, les diverses phases de fabrication de l’Eau de mélisse se déroulent exactement comme au XVIIe siècle, dans nos ateliers de fabrication. Cette composition aromatique découle d’un mélange savamment préparé, savamment dosé, selon une méthode ancestrale qui se perpétue depuis plus de 400 ans. A l’image des traditions d’antan, l’Eau des Carmes Boyer respecte un cycle de production long et complexe, au cours duquel les mêmes gestes sont exécutés avec la même minutie, le même souci du dosage, selon un modus operandi appliqué à la lettre.

L’ancienneté de la préparation, la qualité des matières premières, l’expérience de notre équipe et le soin qu’elle prodigue sans relâche aux plantes et aux épices durant tout le processus de fabrication en font un produit d’exception.

Tout commence par la cueillette attentive des plantes destinées à entrer dans la composition de l’Eau de mélisse. Cette opération méticuleuse est assurée par des producteurs de confiance avec lesquels nous travaillons de longue date. Pour capturer les précieux arômes des plantes, qui nous arrivent encore toutes fraîches à l’atelier, on les plonge aussitôt dans l’alcool, où elles macèrent pendant plusieurs mois. Cette longue phase de repos, gage de qualité pour le produit futur, donnera un alcoolat des 14 plantes, prêtes à être distillées une première fois selon la pure tradition. Réunies au sein d’une même cuve puis mélangées aux 9 épices, elles donneront ensuite un alcoolat de mélange, qui sera distillé à son tour. Depuis près de 30 ans, notre chef distillateur orchestre cette opération délicate pour l’Eau des Carmes Boyer, respectant des proportions d’une extrême précision.

A travers les siècles, les bienfaits naturels et thérapeutiques de l’Eau de mélisse ont conquis plus d’une référence de prestige : Louis XIV, sur les conseils de la duchesse de Bourgogne, recommanda le cordial aux dames de la Cour, afin de remédier à leurs vapeurs. Quelques gouttes du breuvage leur permettaient également d’apaiser les désagréments liés au long trajet jusqu’à Versailles. Et elles ne furent pas les seules à recourir à « l’Eau-Remède » : le cardinal de Richelieu lui-même gardait toujours sur lui le précieux flacon pour soulager ses migraines à répétition.

Animée par le souci constant de composer avec le rythme des saisons et de la terre pour élaborer un produit de haute qualité, la Maison Eau des Carmes Boyer, seule héritière de la propriété de l’élixir, continue de perpétuer ce savoir-faire séculaire en assurant la fabrication et la vente de l’Eau de mélisse.

Et, désireuse de s’impliquer encore davantage dans cette démarche de création, elle a décidé de travailler en circuit court en renouant avec la base végétale de sa matière première : depuis mars 2017, en effet, elle cultive elle-même une partie des plantes aromatiques qui entrent dans la composition de l’Eau de mélisse. Un champ de près de 3000 m2 a été aménagé à cet effet, juste à côté de ses ateliers de fabrication, et sur les quatorze plantes à l’origine de l’Eau de mélisse, onze d’entre elles seront bientôt issues du terrain cultivable de l’Eau des Carmes Boyer. Car le champ – qui accueille déjà mélisse, sarriette, camomille, lavande, thym et romarin – se prépare également à faire place à l’angélique, l’armoise, la marjolaine, la primevère et la sauge, et ce dans le courant de l’année 2019.

En se tournant vers ce mode de production local, l’Eau des Carmes Boyer avait à cœur de prendre soin de la plante dès le commencement et de générer un produit riche de toutes ses propriétés naturelles. S’investir toujours plus au profit de la nature et de l’excellence, telles sont les valeurs de la Maison. Pour elle, il s’agit aussi d’une aventure humaine enrichissante, qu’elle partage avec une équipe soudée.

L’Eau de Mélisse des Carmes Boyer a reçu le label Entreprise du patrimoine vivant.